
J’avais 18 ans lorsque je quitte la maison de mes parents en Sicile. Tout est resté pareil là-bas. Dans ma chambre il y a encore le même couvre-lit, les livres toujours à la même place sur les étagères ; pareil pour les cadres aux murs et le tapis en laine. Rien n’a changé depuis 17 ans de mon absence. En apparence. Parce que maintenant dans l’armoire je trouve les fringues de ma mère et dans les placards il n’y a plus un objet qui m’appartenait. J’ai posé récemment la questions à ma mère : « où sont mes affaires ? », mais elle ne sait plus. Enfin je les retrouve ici, exposés dans un musée. Bienvenu alors au Musée de mon art et mon histoire de St. Denis…