
(entre 18 et 27 ans)
Je me suis au fur et à mesure découvert loin de Dieu, car je sentais toujours que Lui était trop élevé par rapport à moi… Sa perfection me faisait supposer une supériorité qui m’a toujours écrasé et jamais encouragé. Entre-temps je faisais mes premières études universitaires à Milan que je poursuivais à Turin. Je lisais beaucoup. Souvent j’avais des crises existentielles assez fortes. Je me sentais un maudit, un prédestiné au malheur et à la mélancolie. Je ne cessais pas de chercher les raisons de mes souffrances et Dieu n’était pas pour moi exhaustif : si le but d’une religion est de rendre chaque personne heureuse, pourquoi faut-il attendre la mort pour devenir (éventuellement) heureux ? Pour ressentir du bonheur, je me réfugiais plutôt dans mes rêves, sans pourtant jamais penser pouvoir les réaliser.
Je me suis au fur et à mesure découvert loin de Dieu, car je sentais toujours que Lui était trop élevé par rapport à moi… Sa perfection me faisait supposer une supériorité qui m’a toujours écrasé et jamais encouragé. Entre-temps je faisais mes premières études universitaires à Milan que je poursuivais à Turin. Je lisais beaucoup. Souvent j’avais des crises existentielles assez fortes. Je me sentais un maudit, un prédestiné au malheur et à la mélancolie. Je ne cessais pas de chercher les raisons de mes souffrances et Dieu n’était pas pour moi exhaustif : si le but d’une religion est de rendre chaque personne heureuse, pourquoi faut-il attendre la mort pour devenir (éventuellement) heureux ? Pour ressentir du bonheur, je me réfugiais plutôt dans mes rêves, sans pourtant jamais penser pouvoir les réaliser.
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(à 18 ans)
Le jour de mon départ de Sicile. Mon père ne comprenait pas pourquoi je voulais aller étudier hors de Sicile. Ma mère douloureusement acceptait, mais depuis elle me répète périodiquement qu’elle a été abandonnée et qu’elle sera destinée à mourir dans la solitude. Pour moi c’était un besoin fort, celui de me trouver moi-même, mais je n’imaginais pas comment cela était si difficile et pourtant spontané.
Le jour de mon départ de Sicile. Mon père ne comprenait pas pourquoi je voulais aller étudier hors de Sicile. Ma mère douloureusement acceptait, mais depuis elle me répète périodiquement qu’elle a été abandonnée et qu’elle sera destinée à mourir dans la solitude. Pour moi c’était un besoin fort, celui de me trouver moi-même, mais je n’imaginais pas comment cela était si difficile et pourtant spontané.
